The knowing-doing gap

The do plan
 
Hier soir, j’ai lu quelques articles tirés du blog-pépite Zenhabits découvert récemment grâce à Joel Gascoigne et que j’aime beaucoup. Leo Babauta, l’auteur, est un spécialiste du minimalisme, de la simplicité mais également duprocessus de mise en place d’habitudes saines dans son quotidien. Hier donc, j’ai pris tous ces articles que j’avais pris soin de compiler pour l’anniversaire de G. [Internet est tellement plein de ressources qu’avec un peu de patience et de curiosité, on peut se constituer de chouettes « ouvrages » personnalisés] et j’ai commencé ma lecture calée entre trois oreillers les yeux déjà pleins de sommeil. Dans The Do Plan, or Why We Know But Don’t Do (oui, Leo aime bien les majuscules), il aborde ce que les américains appellent le Knowing-Doing Gap, cet étrange intervalle qui existe entre le « Je sais que je dois le faire » et le « Je fais ». Par exemple : Je veux perdre du poids et je sais que pour y parvenir je dois réduire mon apport en calories et bouger davantage mais je ne parviens pas à mettre en place ces nouvelles habitudes qui paraissent pourtant simples sur le papier. Au lieu de m’y mettre pour de bon, je repousse l’échéance en me renseignant indéfiniment, en lisant, en en parlant, en procrastinant et, finalement, en culpabilisant.
 
 
Leo Babauta donne un nom à cette barrière, qui n’a de consistance que celle que nous lui donnons grâce au pouvoir de notre propre mental : la peur. De ne pas être à la hauteur de mes attentes, d’échouer, de quitter le cocon confortable de nos mauvaises habitudes. Nous sommes nos propres ennemis.
 
 
Pour passer du Know au Do, il est indispensable d’oser affronter l’idée que l’apprentissage est un processus progressif, qui prend du temps et qui implique peut-être d’échouer en chemin. Il implique de sortir de sa zone de confort et de laisser ses peurs derrière soi. Pour cela, il est important de les identifier au préalable, de pouvoir les nommer pour mieux s’en affranchir. Le reste n’est qu’une question de volonté, de persévérance et de discipline.
 
 
Ces idées, pourtant très simples, m’ont fait beaucoup de bien. J’ai pour ma part une très mauvaise habitude dont j’aimerais à tout prix me débarrasser depuis des années et, dans un sens, elle me procure inconsciemment un tel confort que je pense ne m’être jamais donné véritablement les moyens de m’en séparer. De la même manière qu’un fumeur a beaucoup de mal à arrêter la cigarette alors même qu’il sait qu’il met sa santé en danger, je ne me suis jamais résolue à faire ce pas dont je tirerais, je le Sais, tellement de bénéfice.
 
 
Je pense que cet article a changé mes perspectives. Comme on ajusterait des lunettes de quelques minuscules millimètres pour soulager un mal de tête chronique d’un myope. Sérieusement, ça y est, j’ai décidé que je passerais du Know au Do. Et tant pis si je tombe au début, je serai tellement fière de mes croûtes une fois que j’y serai parvenue.
 
 
Et vous, ça vous parle ce Knowing-Doing Gap ?
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