La vie, l’ours polaire et la mer

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Il y a la vie qui s’étire. Celle qui me protège au creux de ses bras blancs et chauds et doux. La vie ours polaire. La vie chaude même quand il fait froid. Mais la vie qui doute et qui craint que la Vie en majuscule lui souffle ses remparts en allumettes le jour elle mettra le pied nu dehors. Nu, hors de sa tête, avec le corps tout entier plongé dans le monde dehors.
Il y a ce que je sais faire et il y a ce que je pense savoir faire. Il y a le penser, il y a le croire mais il y a surtout le faire. Faire avec ses mains, faire avec sa tête. Il y a le coeur qui attend, qui demande son reste. Une sourdine, un tout petit écho de rien du tout. Qui guette et parfois me submerge.
Aujourd’hui, il y a une marche, celle qui mène à l’un peu plus haut. L’un peu plus fort. Mais pour être fort, il faut du temps, de la patience, de la persévérance, un peu de larmes en boules dans la gorge et un nouvel équilibre. Je vacille mais je fais ce que je pensais savoir faire. Et j’apprends. J’éprouve mes limites, me toutes petites, comme des mirages.

Et j’enrage de vivre dans un palier. Qui n’est pas le premier, qui n’est pas le dernier. Un entre le Je suis capable de tout » et le « Je ne sais rien ». J’apprends, j’apprends, j’essaye, j’apprends, je rate, j’apprends, j’apprends. La vie qui balance, comme une mer immense qui n’en fait qu’à sa tête. J’ai le mal de mer d’avoir envie d’aller plus loin.

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